Où en est l'AGCS ?
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"L’Accord Général sur le Commerce des Services est la principale menace qui pèse sur les services publics. [...] Ce processus a été engagé à Marrakech le 14 avril 1994, lors d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Son objectif est d’obtenir, par "une série de négociations successives" [article XIX-1], une libéralisation et une privatisation de "tous les services de tous les secteurs" [article I-3b]. [...] En novembre 2001, à Doha, lors d’une nouvelle réunion de l’OMC, l’Union européenne a considéré que ces négociations n’avançaient pas assez vite. Elle a donc proposé – et obtenu – la mise en place d’un mécanisme de demandes et d’offres. Chaque pays adresse à chacun des autres pays la liste des services qu’il veut voir libéraliser chez eux (ce sont les demandes), et chaque pays annonce la liste des services qu’il est disposé à libéraliser chez lui (ce sont les offres). En septembre 2003, à Cancun au Mexique, lors d’une nouvelle réunion de l’OMC, l’Union européenne a encore voulu relancer le processus. C’est ainsi qu’un bilan sera effectué en mai 2005 et que tout devra être terminé pour le 1er janvier 2006. Tout ceci se fait, comme d’habitude, dans l’opacité la plus totale. A ce jour, 60 pays seulement ont formulé des demandes, et 42 des offres (sur 147 Etats membres de l’OMC). [...] En France, Attac a collecté pour l’instant près de 600 signatures de collectivités publiques, de toutes origines politiques, qui se déclarent "zone hors AGCS". [...] Les 13 et 14 novembre [2004], dans la banlieue de Paris, se tiendront des Etats généraux des collectivités publiques françaises contre l’AGCS. Nous allons échanger nos expériences et décider d’initiatives auprès du gouvernement français et de la Commission européenne pour exiger un moratoire."
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